lundi 10 septembre 2007

Eclairage vélo

L'arrivée des froides ténèbres m'inspire à faire la lumière sur l'éclairage vélo.
J'ai toujours eu une prédilection enfantine pour les bêtes lampes Smart, qui, si elles n'éclairent pas grand-chose sur les routes de campagne en Irlande, vous rendent bien visible en ville, surtout en position clignotante. Les nouveaux Superflash sont bien plus tape-à-l'oeil encore. Compte tenu du prix ridiculement bas des lampes à piles, c'est fou de voir combien de gamins risquent la vie le soir ou la nuit sur des (pseudo) VTT sans éclairage ou réflexion. Marchands de vélo, faites comprendre à vos jeunes clients et leurs parents que dans le noir ou la pénombre on roule éclairé!
Le type d'éclairage dépend de l'usage. Qui roule peu dans la nuit peut se contenter des petites lampes à pile. Si vous tenez à avoir un peu plus de lumière devant le vélo, il y a une Smart pour à peine 20 euros qui se recharge dans la prise de courant et jette un faisceau acceptable.
Plus performant et plus beau: les systèmes de Sigma. L'accu Nipack (rechargeable) est détaché, pas besoin de le trimbaler partout. Le très beau phare Sigma Vario répand une grande quantité de lumière, devant et autour. Il y a moyen de le laisser fixé au vélo, couplé au feu rouge. Il peut aussi être monté, détachable, sur le guidon. Dernier cri: le tout petit nouvel accu Iion, 140 g, format carte de crédit. Uniquement utilisable avec deux nouvelles lampes à LED: la Karma, tout aussi minuscule, et la Powerled Black.
Les systèmes à piles sont l'idéal pour les fanas du poids. On n'emporte, en effet, du poids que si on en a besoin. Si vous avez des remords écologiques, utilisez des piles rechargeables. Un dernier avantage: vous restez visible même à l'arrêt.
Si vous faites souvent de longs trajets dans le noir, c'est une autre histoire. Nul besoin alors de devoir penser tout le temps aux lampes et piles. Le prix, le poids, et l'inéluctable friction d'un système d'éclairage fixe, avec dynamo, sont largement compensés par la garantie d'avoir de la lumière partout et en tout temps, là où les accus et les piles peuvent inopinément se trouver vides.
Pour la dynamo traditionnelle, elle est en voie d'extinction. Ainsi la dynamo classique ne tourne même plus sur les pneus Schwalbe Marathon Supreme.
La dynamo dans le moyeu est au centre de l'intérêt et ce n'est que logique. C'est un système propre et net, fermé, electriquement et méchaniquement plus fiable que la dynamo de naguère.
Une dynamo dans le moyeu, même débranchée, entraîne toujours un peu de friction. Si vous voulez la réduire au minimum et que vous ayez beaucoup de fric, libre à vous de prendre une SON. Mais les dynamos sport Shimano constituent une bonne alternative, à bien moindres frais. (Fin 2007 ils ont introduit un modèle ne pesant pas plus qu'une SON)
Tout à fait autre chose: le système danois Reelight fonctionnant à l'induction, c'est-à-dire sans piles ni dynamo. Avantages: poids très réduit, éclairage même à l'arrêt, friction aucune. Je me demande si le positionnement des lampes sur l'axe de moyeu est vraiment idéal pour ceux qui doivent de temps en temps enlever la roue. Ce sont des lampes clignotantes à faible intensité, ne vous attendez par conséquent pas à des flots de lumière sur les routes de campagne.
Je me rends compte que le sujet anime les esprits. Voici donc quelques liens qui en disent long:
Olaf Schultz a un site sur toutes sortes de choses, dont l'éclairage vélo (en allemand, plein de formules...)
Peter White, a un site très net et informatif, aussi sur l'éclairage vélo (en anglais, prône très fort Son et Busch & Müller)
(Les deux s'avèrent des fans d'open source - est-ce que l'ouverture d'esprit irait ensemble avec un bon éclairage?)

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