Roues faites à la main
Y a-t-il encore des cyclistes qui font monter leurs roues à la main? Et des constructeurs de vélo qui y consacrent du temps? Certes, et ils ont largement raison: quant à la solidité et la flexibilité (dans les deux sens du terme) les roues industrielles ne valent pas une bonne roue faite main. Le bénéfice vient du fait de réunir design et exécution dans la même personne, procédé hélas de plus en plus rare à l'époque actuelle.
Qu'est-ce qui rend les roues faites à la main si spéciales?
Pour commencer, en tant que constructeur maison, on n'utilise que des matériaux de qualité. (Sinon ce n'est même pas la peine de commencer, par rapport au coût de travail.) Tandis que dans une roue industrielle, on ne sait pas toujours quel matériel a été utilisé. C'est surtout vrai pour les rayons et les écrous de rayon, les composantes qui souffrent le plus dans une roue. Une fois ce choix fondamental fait, on peut s'atteler à alléger le moyeu et la jante, tout en alourdissant le budget.
Puis, là où les roues d'usine sont destinées a monsieur tout le monde, les roues faites à la main peuvent exactement être taillées sur mesure du cyliste, son style de conduite et son poids, en termes de qualité et nombre des rayons, nombre de croisements et tension finale.
Enfin, le fait de savoir où peuvent se situer les points faibles facilite la réparation et l'ajustement ultérieurs. De façon à ne pas devoir jeter une roue tout entière.
Les cyclistes qui pèsent un peu plus de 60 kilos ou qui aiment malmener leur vélo, seront mieux servis par une roue classique comportant un peu plus de rayons que par les variantes actuelles dont la finesse, le prix et la vulnérabilité augmentent au fur et à mesure que le poids et le nombre de rayons baissent. Qui ne se rappelle pas la roue avant de Burkhart se pliant comme une élastique lors d'une collision avec un chien errant pendant le Tour 2007? Il est vrai que les roues T-Mobile à cette époque - lointaine déjà - étaient faites (à la main) par un couple allemand obscur... dont j'aime à m'imaginer qu'ils étaient payés en partie en stimulants et voyaient les roues miroboler devant leurs yeux pendant le travail.
Un survol approfondi de la science des rayons et de leurs tensions se trouve pour ceux qui lisent le néerlandais sur le site de velofilie. L'auteur réserve à juste titre un rôle de premier plan pour les admirables roues Rolf qui ne se dévoilent quasi jamais et constituent ainsi l'exception hightech qui confirme la règle.
Quelques secrets d'atelier pour terminer: dans le trafic urbain je préfère les roues 26 pouces. Evidemment parce qu'elles sont plus rigides (la jante étant plus proche du moyeu), mais aussi parce que j'ai toujours eu l'impression que la taille est plus appropriée à se glisser entre les voitures. J'utilise de préférence les rayons course Sapim à épaisseur différentiée. Dernièrement, j'en ai eu des bons d'Alpina aussi. Les rayons aplatis comme les Sapim CX-ray justifient leur prix particulièrement dans la roue avant, où la contribution à la dimunition de résistance à l'air est plus significative. Si vous avez les fonds nécessaires, rien ne vous empêche de les mettre aussi à l'arrière. En ce qui concerne les moyeux, j'ai des expériences mélangées avec les 105, que des bonnes avec les très abordables Deore. Les jantes sont forcément des double paroi, de préférence à (double) oeillet. Les Mavic Open Pro sont de bons classiques, quoique l'invariabilité de qualité ne soit pas un des points forts du constructeur.
Qu'est-ce qui rend les roues faites à la main si spéciales?
Pour commencer, en tant que constructeur maison, on n'utilise que des matériaux de qualité. (Sinon ce n'est même pas la peine de commencer, par rapport au coût de travail.) Tandis que dans une roue industrielle, on ne sait pas toujours quel matériel a été utilisé. C'est surtout vrai pour les rayons et les écrous de rayon, les composantes qui souffrent le plus dans une roue. Une fois ce choix fondamental fait, on peut s'atteler à alléger le moyeu et la jante, tout en alourdissant le budget.
Puis, là où les roues d'usine sont destinées a monsieur tout le monde, les roues faites à la main peuvent exactement être taillées sur mesure du cyliste, son style de conduite et son poids, en termes de qualité et nombre des rayons, nombre de croisements et tension finale.
Enfin, le fait de savoir où peuvent se situer les points faibles facilite la réparation et l'ajustement ultérieurs. De façon à ne pas devoir jeter une roue tout entière.
Les cyclistes qui pèsent un peu plus de 60 kilos ou qui aiment malmener leur vélo, seront mieux servis par une roue classique comportant un peu plus de rayons que par les variantes actuelles dont la finesse, le prix et la vulnérabilité augmentent au fur et à mesure que le poids et le nombre de rayons baissent. Qui ne se rappelle pas la roue avant de Burkhart se pliant comme une élastique lors d'une collision avec un chien errant pendant le Tour 2007? Il est vrai que les roues T-Mobile à cette époque - lointaine déjà - étaient faites (à la main) par un couple allemand obscur... dont j'aime à m'imaginer qu'ils étaient payés en partie en stimulants et voyaient les roues miroboler devant leurs yeux pendant le travail.
Un survol approfondi de la science des rayons et de leurs tensions se trouve pour ceux qui lisent le néerlandais sur le site de velofilie. L'auteur réserve à juste titre un rôle de premier plan pour les admirables roues Rolf qui ne se dévoilent quasi jamais et constituent ainsi l'exception hightech qui confirme la règle.
Quelques secrets d'atelier pour terminer: dans le trafic urbain je préfère les roues 26 pouces. Evidemment parce qu'elles sont plus rigides (la jante étant plus proche du moyeu), mais aussi parce que j'ai toujours eu l'impression que la taille est plus appropriée à se glisser entre les voitures. J'utilise de préférence les rayons course Sapim à épaisseur différentiée. Dernièrement, j'en ai eu des bons d'Alpina aussi. Les rayons aplatis comme les Sapim CX-ray justifient leur prix particulièrement dans la roue avant, où la contribution à la dimunition de résistance à l'air est plus significative. Si vous avez les fonds nécessaires, rien ne vous empêche de les mettre aussi à l'arrière. En ce qui concerne les moyeux, j'ai des expériences mélangées avec les 105, que des bonnes avec les très abordables Deore. Les jantes sont forcément des double paroi, de préférence à (double) oeillet. Les Mavic Open Pro sont de bons classiques, quoique l'invariabilité de qualité ne soit pas un des points forts du constructeur.

